Le happy slapping se répand, venant de grande-Bretagne.

On a eu l'affaire du type qui a tabassé une prof, juste pour le plaisir d'être filmé et de passer pour un héros auprès de ses copains quand ils verront la vidéo en se marrant. Personnellement, je me marre avec d'autres choses.

Mais le phénomène a atteint des sommets à Londres. Un homme de 37 ans qui se promenait au bord de la Tamise en octobre 2004 a été passé à tabac par quatre adolescents, dont une fille qui filmait. Pour rien, au hasard, pour filmer. C'était le huitième qu'ils prenaient pour cible. Chacun son tour a le droit de frapper, de plus en plus fort, jusqu'à prendre la tête de la victime pour un ballon au moment du tir de penalty.

L'homme est mort à l'hôpital d'hémorragies internes. On lui a compté 44 fractures. Ca a du faire du bruit à chaque coup, un os qui casse, ça s'entend.

Les agresseurs, entre 17 et 21 ans ont été condamnés à 12 ans de prison et la fille de 16 ans qui filmait, à 8 ans.

Au départ, il s'agissait de surprendre quelqu'un en lui donnant un petite tape derrière la tête et filmer sa réaction de surprise. Un genre de caméra cachée violent. Mais maintenant, on va le plus loin possible. Mais le pire, c'est qu'ils ne se rendent vraiment pas compte de ce qu'ils font, puisqu'ils n'ont pas honte de se faire filmer. Et evidemment, on s'en prend aux femmes, ou à plusieurs sur un seul.

Autre fait divers récent : des jeunes ont mis le feu à un immeuble pour se venger du propriétaire pour une histoire de famille. Même pas pour une question de fric, de loyer impayé, d'explusion. Juste pour une dispute familiale : on met le feu.

Trois morts, dont un bébé asphyxié et sept blessés.

Au moyen-âge, à cet âge-là, les "jeunes" seraient des adultes chargés de famille, responsables. Aujourd'hui, ils sont tellement en décalage entre l'enfant et l'adulte, qu'ils ne savent plus où se situer. Personne n'ose plus les diriger et ils n'ont plus de repères. Ils ne comprennent pas. Les quatre anglais à leur procès, n'ont émis ni remords ni excuses.

Mais surtout, ce que je remarque c'est qu'il s'agit toujours de crimes lâches, à plusieurs contre un, par derrière, contre une femme ou un enfant.

Et si on remettait au goût du jour les duels en face-à-face ? Pour un différent, on établit une règle de combat, avec chacun les mêmes chances, au petit matin, dans la brume, avec un corbeau qui chante sur la bande-son...