Ségolène Royal prône la fermeté face à la délinquance, parlant de retirer les allocs aux familles d''enfants délinquants et d'envoyer en maison "de redressement militaire" les récidivistes.

D'une part, Sarko, étonné, la félicite ironiquement d'avancer dans cette voie, tout en la jugeant "incompétente" en la matière.

D'autre part, certains politiques de gauche s'offusquent qu'elle ne suive pas la ligne du parti de gauche.

Mais voilà, peut-être va-t-il falloir comprendre qu'il faut arrêter de suivre la ligne des partis. Cela est, je pense, une des raisons qui plombent les décisions politiques. Un dirigeant ne peut rien faire sans suivre ce que lui dicte son parti. Un ministre doit faire attention à protéger son parti, car peu importe qu'il soit réélu ou non, du moment que son parti continue au pouvoir. C'est avec ce genre de raisonnement que le pays ne fait plus rien en attendant les prochaines présidentielles. Halte à l'hégémonie des deux grands partis qui coupent la France en deux. Un parti devrait représenter un candidat, c'est tout. Il devrait y avoir autant de parti que de dandidat. Celui de Ségolène Royal, celui de Sarkozy, celui de Strauss-Kahn, celui de Jack Lang, etc...

Cette logique des partis a toujours laissé la moitié de la France mécontente. En effet, au deuxième tour des élections, même si les gagnants se félicitent de la "grande" victoire", elle ne se remporte en général qu'à 51-52% de l'un contre 48 de l'autre. Sauf la dernière fois qui est atypique. Qu'on ne me dise pas que 51% de la population est une belle majorité. A 1% près, c'est la moitié. On se retrouve bien avec la moitié du peuple obligé de subir un gouvernement qu'ils n'ont pas choisi et on n'a qu'à se la fermer car il a été élu "démocratiquement".

Moi, j'estime que si 48% des français votent pour un parti, alors 48% du gouvernement devrait représenter ce parti. Et je ne parle pas de l'Assemblée, qui ne fait que voter ou refuser les lois proposées par le gouvernement.

A chaque fois que je le dis, je me fais jeter, mais j'aime bien les gouvernements de "coalition". Un président de droite, le 1er ministre de gauche. Ou l'inverse. Tout le monde est content. Moi, je verrais bien Ségo à la présidence et Sarko 1er ministre, dans cet ordre. Qu'est-ce qui empêche un président de la république de choisir ses ministres dans la soi-disant "opposition" ?