La réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI) s'est achevée mardi dans l'archipel de Saint-Kitts-et-Nevis (Caraïbes) avec une percée des pro-chasses, emmenés par le Japon, au sein de cette organisation.
Au cours de cette réunion qui avait commencé vendredi, le Japon, soutenu par l'Islande et la Norvège, a réussi à faire adopter à une faible majorité une motion indiquant que le moratoire interdisant la chasse commerciale à la baleine "n'est plus nécessaire".
Selon ce texte, les baleines sont accusées de décimer les poissons et les ONG actives en la matière, représentent une menace.
Le moratoire de 1986 a été secoué par le vote de dimanche, mais il n'est pas en danger dans l'immédiat: il faudrait une majorité de 75% des voix pour l'annuler.
La Norvège, l’Islande et le Japon constituent le noyau dur des pays favorables à la chasse qu’ils pratiquent sous couvert de recherche scientifique. Au total, ces trois pays tuent environ 2.000 baleines par an.

Mais comment des gens intelligents peuvent-ils en arriver là ? Je dis qu'ils sont intelligents car par défaut, je ne peux pas croire que de hauts responsables, admis dans des moratoires internationaux, puissent être totalement arriérés. Pourquoi vouloir scier la branche sur laquelle ils sont assis ? Comment ne comprennent-ils pas qu'en reprenant la chasse, le cheptel va bientôt disparaître et de toutes façons, il n'y aura plus de chasse ?

Et encore, le japonais, font de la baleine des aphrodisiaques, de la viande particulièrement recherchée et c'est dans leurs tradition, je peux arriver à le comprendre. Mais la Norvège et l'Islande ? C'est uniquement pour que les baleiniers ne soient pas au chômge ?

C'est évidemment pour une unique question de fric. La baleine se chasse bien et se vend très bien. Et dès que le fric rentre en compte, on se fout complètement de toute autre considération planétaire.

Je me dis parfois que ce qu'il faudrait, ce serait trouver un produit non nocif pour la baleine, mais qui la rende impropre à la consommation. Ca devrait pouvoir se faire...

Et puis aussi, est-ce que la pêche telle qu'on la connaît en France, ne va-t-elle pas elle aussi devoir s'arrêter à cause d'une industrie qui décime les mers ? Combien de temps encore allons-nous continuer à épuiser les ressources de la planète pour nos petits besoins même pas vitaux ?