Rando Limousine - Le samedi
Par Mael, jeudi 29 juin 2006 à 09:00 :: VTT :: #43 :: rss

Le lendemain, grosse surprise : ciel bleu et soleil ! Le temps de se préparer, on va déjeûner, puis arrivent les frappalimousins. Ce sont les locaux qui ne trouvaient pas terrible de quitter leurs famille pour rouler dans la région qu'ils connaissent. Alors, ils vienent avec nous juste pour le samedi. Ce qui est marrant, c'est qu'on se connaît surtout par discussion sur les mails, mais on n'est pratiquement jamais vus.
Une voiture arrive en retard car un spad est tombé sur l'autoroute ! En fait, il est resté accroché à la remorque et n'a pas touché la route, ouf. Je compte 14 maillots verts, grosse concentration. Le soleil commence à taper et juste avant de partir, j'ai la présence d'esprit d'aller reposer quelques épaisseurs au chalet et prendre les verres foncés des lunettes.
On démarre tous ensemble. Pas la pêche, rien dans les pattes, je n'arrive pas à appuyer. En plus, le capteur du compteur a bougé car une attache s'est desserrée. Je ne sais plus où j'en suis. J'ai la surprise de voir le ravito alors que je crois n'avoir fait que 8km. J'en avais fait le double, mais je ne suis pas très frais.
J'ai l'impression que mon amorto rebondit un peu trop dans les fesses. Mais après avoir vérifié, les pressions sont bonnes. Ca doit être la molette du rebond, j'ai jamais sû régler ce truc comme il faudrait. Je prends quand même mon pied dans les longues descentes en en pourrissant pas mal à toute vitesse dans les chemins cahoteux.
J'arrive au repas sur les talons et je réalise que je n'ai presque rien mangé le matin. Pas étonnant que je n'arrive pas à avancer. On mange sur une pelouse, au soleil. Il fait presque trop chaud. Poussin a des problèmes avec son dérailleur et sa câblerie. Je revois le Genius que j'avais dépanné. Son amorto marche bien. Enfin, si on veut car en l'examinant, je m'aperçois que la commande de l'amorto ne fonctionne pas du tout, mais le gars s'en fout. Il a aussi paumé une vis du triangle arrière et Pascal l'a remplacée par une vis d'un caddie qui traînait là ! Bon, finalement, il marche bien, mon spad.
On repart en groupe. Je vais bien mieux après avoir mangé, mais je suis en mode touriste. Je m'arrête partout pour prendre des photos, boire un coup, manger un truc.
La première descente est géniale en lacets et en sous-bois, on se croirait en montagne. J'en pourris quelques-uns en coupant les virages, un peu limite. Par contre, la montée suivente, c'est une autre paire de manche, mais j'en ferai une grosse partie sur le vélo.

Seb des frappalimousins nous sort sa spécialité : la prise de photo en roulant, et en côte ! Je roule avec Claire, Pif étant à la chasse aux avions.
On fait un léger détour pour aller admirer les gorges de la Dordogne, cela valait le coup. Par contre, le rhume des foins fait son apparition avec le beau temps, fais chier.
Je continue de rouler avec Claire. En haut d'une côte goudronnée, un énorme clébard surgit de nulle part et on manque de se faire bouffer. J'essaie bien de lui dire gueuler "Couché !", mais ça ne l'impressionne pas. On accélère, il abandonne la chasse, ouf.
Dernier ravito de la journée, on arrive pour voir des maillots verts partir comme des flèches. Pas mal de monde fait du farniente sur la pelouse. Je m'aperçois que mes bras sont bien rouges. Je remets les manches par-dessus pour me protéger et éviter de trop cramer, tant pis si je ça fait bizarre. Les provisions sont pas mal entamées, plus grand-chose à manger. Les organisateurs acceptent de taper dans les réserves du lendemain après négociation. Pif est là aussi et on repart à trois, pas très longtemps car je les sème dans une descente où j'arrive à passer quelques lambinards qui les ralentissent.
Je les retrouve un peu plus loin car je m'arrête faire quelques photos d'un petit village désert, mais constitué de vieilles maisons. On se croirait dans un village de montagne, alors qu'on n'est qu'à 600 m d'altitude.
J'arrive enfin au camping et au chalet après m'être un peu gourré sur la fin. Pif et Claire arrivent peu après, puis le tandem de René et Pierrot.
Après avoir soigneusement rangé les spads dans leurs voitures, les frappalimousins nous rejoignent pour ze big apéro. Ils ont amené la glacière et les cahouètes. On va pouvoir écluser la bière limousine. On discute un bon moment.

Après leur départ, c'est le repas avec barbecue de viande limousine. On voit un gars avec la jambe dans le plâtre, il ne s'est pas raté. Le temps que les braises chauffent, l'apéro se prolonge. On nous avait promis "Max N'Doumbé et son orchestre", il ne viendra pas, ouf. Les deux jeunes handicapés mentaux qui roulent avec nous de manière extraordinaire ont fabriqué une magnifique sculpture de vététiste en bois et l'offrent aux organisateurs. Jean-Louis me suggère de leur offrir des maillots frappés, il m'en reste justement quelques-uns. Ils sont un peu grands mais les deux gaillards sont ravis et ils le méritent bien. On s'échappe juste avant le karaoké, sauf Pierrot et René qui ont l'air d'aimer. On se venge sur quelques pschoutts de rhum. On a juste du mal à en garder pour Pif qui arrive un peu plus tard. On appelle les autres frappadingues pour prendre des nouvelles de la journée et là on apprend que parmi ceux qui faisaient une compète de descente, Fred s'est bien pété la jambe : tibia + péroné. Hélico, hosto, salle d'opération, ouverture de guibolle, plaque de titane et vis. On est refroidit un peu.


Commentaires
1. Le jeudi 29 juin 2006 à 21:35, par AlbertD
Toi aussi tu peux devenir une vedette