Ca fout les jetons. L'hydrogène est en effet très explosif. Mais après tout, l'essence aussi, l'éthanol, le gaz aussi. De toutes façons pour qu'un moteur fonctionne, il faut qu'il y ait des explosions dedans. Je ne doute pas qu'on saura faire des réservoirs capables de sécuriser les véhicules.

Il y a deux façons d'utiliser l'hydrogène : soit le faire exploser dans le moteur, soit l'utiliser pour fabriquer de l'électricité.

Dans le cas du véritable moteur à hydrogène, qu'on peut aussi presque appeler "moteur à eau", le gros avantage c'est que là au moins, les rejets polluants sont nuls. On rejette de la flotte.

Par contre, pour produire de l'hydrogène, il faut utiliser du pétrole, du gaz ou de l'électricté (pour faire une électrolyse de l'eau).

Et puis pour que l'hydrogène soit transportable dans une voiture, il faut fortement réduire son volume en le comprimant à 700 bars (ce qui est énorme) ou en le liquéfiant à -253°C. Pour l'instant, ça reste une technologie spatiale.

La pile à combustible, c'est un principe différent. C'est là aussi à base d'hydrogène. Mais cette fois, l'hydrogène sert à produire une réaction chimique qui produit du courant. La voiture fonctionne alors avec un moteur électrique. Gros inconvénient, il faut un catalyseur qui se trouve pour l'instant être du platine. Ca coûte très cher, le platine...

Il faut là aussi remplir le réservoir d'hydrogène, donc il faut une infrastructure. A moins...

A moins que chacun ait chez soi une station HES qui produit de l'hydrogène et le stocke. Cette station serait équipée elle aussi d'une pile à combustible qui fournirait de l'électricité à la maison. Génial, non ? Oui, mais pour dans 10 ans minimum. Par contre, c'est déjà suffisamment concret pour qu'on imagine d'autres utilisations, comme une mini-pile à combustible pour faire fonctionner un ordinateur portable, ou même un téléphone portable.

Ca reste encore de la science-fiction.