Ayé, il refait beau et le soleil se couche tard.

Hier soir, j'ai renoué avec les balades du soir en vélo et en short !

Je ne savais pas trop où aller, mais quelques potes ayant projeté d'aller rouler du côté de la forêt de St-Germain, je décidai de m'y rendre. Depuis chez moi, il me fallait traverser la Seine par le pont de Conflans. En chemin, j'appelle les gars, finalement, ils vont rester au sud de la forêt alors que je suis plutôt au nord. On essaiera quand même au passage de se dire bonjour.

Je passe le pont et une fois de l'autre côté de la Seine, décide alors de redescendre le cours du fleuve en cherchant les chemins de halage. Avec la Seine comme repère, c'est facile à trouver. Premier écueil, il y a une port de plaisance qui en empêche l'accès. Mais oui, un port de plaisance en région parisienne, ça existe, avec des petits bateaux à voile, quelques vedettes à moteur, ceux des pompiers, etc. Pour un peu, je me serais cru en Bretagne. De là, un petit chemin longe le bord de l'eau et je l'emprunte. Il est bien tracé, mais peu entretenu. Il ne doit être fréquenté que par quelques motos de temps en temps. Les promeneurs ne doivent pas trop s'y aventurer, c'est loin de tout. C'est un petit chemin rigolo qui zigzague entre les arbres. Puis, il se transforme en large chemin. Je passe derrière des quais de chargement de péniche, complètement invisibles, car cachés entre des bois et une île boisée de l'autre côté. Un petit coin bien bucolique où deux renards viennent me tenir compagnie. C'est très élégant, un renanrd qui court. Il progresse par grands bonds souples, très joli.

Malheureusement, je débouche dans la cour d'une ferme en passant sans le voir par un portail largement ouvert. Mais une fois dans la ferme déserte, les portes permettant d'en sortir sont, elles, cadenassées. Je suis obligé de rebrousser chemin pour retrouver le moyen de rejoindre la route. A ce moment-là, je vois le soleil qui est bien bas. Il faut que je rentre avant la nuit, je ne me suis pas équipé en lumières. Il va falloir retrouver l'autre pont qui n'est pas à côté, c'est celui de Sartrouville, pour ceux qui connaissent.

Voilà, il est 20h, il faut que j'accélère. J'ai rejoint le - beurk - goudron, et je décide d'abandonner la recherche de chemins pour rentrer au plus vite. Je longe l'usine de traitement des eaux, pas terrible, comme coin. Je note au passage d'autre chemins de halages qui redémarrent, mais pas le temps de les explorer. J'arrive à Maisons-Laffite. Je longe un moment le champs de courses hippiques, qui est très grand. A côté les baraques tiennent plus du manoir que du petit pavillon de banlieue.

Voilà, j'arrive au château, je passe le pont. Maintenant, il ne me reste plus qu'à reprendre la route vers la Frette et à rentrer. J'enclenche la "plaque" et j'appuie. Je commence à en avoir marre, les crampes approchent. Je n'ai pas assez bu, j'avale trois gorgées. Je descends la chaîne petit à petit sur la cassette pour accélérer encore. Il me reste la dernière - et la seule - côte pour remonter la berge de Seine, un raidillon, mais ça se monte. Petit plateau et haut de cassette, je monte tranquille. Je double un autre cycliste qui en chie.

J'arrive finalement à la maison à 20h30 pile, en même temps que le coucher du soleil. Ouf. Jolie balade. 30 bornes en 1h45. La prochaine fois, je partirai plus tôt.