Je cours...
Par Mael, dimanche 20 janvier 2008 à 20:57 :: VTT :: #269 :: rss

Je cours...
Je ne peux toujours pas faire de vélo, car je ne peux pas m'appuyer sur mon poignet.
Alors, je cours le dimanche matin.
Mais en constatant l'état de délabrement avancé de mes pauvres New Balances de trail, j'ai décidé de les changer après... euh...3 ans (?) de bons et loyaux services... Ouais, au moins.
Au départ, je courais pour mieux progresser en Vétété. Un pote, ex-marathonien, m'a appris à courir à mon rythme, m'a montré que je pouvais le faire. Quand je pense qu'autrefois, courir 25 mètres me mettais dans un état de suffocation digne d'un humain en atmosphère martienne :

Bref, depuis que je me suis cassé la gueule et les bras, je cours le dimanche matin. Il faut bien que j'entretienne mon pauvre petit corps gracile. Et faire du sport, pour moi, c'est forcément en extérieur.
Je cherchais les remplaçantes de mes New Balance, des new New Balance. 783.

Mais impossible de les trouver dans les magasins autour de chez moi, à savoir, Décathlon ou autres grandes surfaces. Même pas au Printemps.
J'ai fini par découvrir cette boutique ex- Boutique du Marathon, qui s'appelle maintenant Running Conseil. Elle est facile à trouver : quand vous arrivez dans une petite rue où il y a plein de monde qui sort par une porte en courant, va jusqu'au bout de la rue et revient en courant : vous y êtes. En effet, vous avez le droit d'essayer les chaussures.
Et là, j'ai trouvé mes 783, noires, comme je conçois des chaussures de trail. Oui, on dit trail, maintenant. Avant, on appelait ça du cross ou de la course tout-terrain, peut-être... Et pour moi, prendre des chaussures blanches pour courir dans le boue, c'est une hérésie.
Mais pourquoi cours-je dans la boue, me demanderez-vous ? Un relent de Vtt ? Certainement. Et puis, me genoux me remercient quand je quitte le bitume. D'ailleurs, je ne sais pas comment font les joggeurs citadins qui ne courent que sur goudron.
Donc, je cours dans la boue et dans cette boutique, quand vous arrivez, on vous assaille de questions : combien vous pesez, sur quelle distance courez-vous, à quelle fréquence, êtes-vous pronateur ou supinateur, etc... Méééheuh !
Bon, je trouve mes New Balance, elle me plaisent. Je les essaye rapidement, mais je ne cours pas avec, ce n'est pas la peine, ce sont celles-là que je veux. Je paye, je me casse.
Le lendemain matin, je les chausse et je pars dans ma gadoue préférée. Trop géniales. Vraiment très bien (je déteste le "trop"). Je sens juste un petit échauffement sur le pied gauche, sur le côté droit du pied. Bon, je n'y prend pas garde, je continue. Au bout de 2 km, ça commence à chauffer. Bon, ça va se faire. Au bout de 3 km, ça commence à faire mal, bordel. Au bout de 4 km, je me force à continuer, ej ne suis pas venu jusque là pour arrêter.
Au bout de 5 bornes, je ne peux plus courir. J'enlève mes chaussures (ce qui n'est jamais simple au milieu des champs, essayez), pour constater un point rouge sur mon pied. J'essaie de bouger la semelle, de la déplacer légèrement, mais c'est peut-être cette couture qui me fait ça. J'essaie de repartir, mais impossible. Je suis obligé de rentrer en marchant, puis en boîtant.
Je fulmine. Ces #¤£$@ de pompes de $@"¤µ m'ont gaché mon petit dimanche matin dans les champs. En plus, je suis en nage au milieu des champs et il fait froid et il y a du vent et je me refroidis. Bordel, si je choppe la crève, je fais un procès à cette boutique, à New Balance, au vendeur et au paysan qui laisse le vent pénétrer dans son champs.
Quand je reviens à la maison, Nath me demande si ça va. NAN !
J'enlève les grolles pour constater que j'ai une ampoule. Bon, je nettoie les chaussures sous le robinet, avec ma brosse de vélo, pour enlever toute trace de boue, de terre, de caillou.
La semaine suivante, je retourne à la boutique où je ramène les chaussures, en expliquant qu'elles m'ont causé une ampoule. Je n'ai même pas le temps de m'énerver, car on me dit tout de suite que oui, ce n'est pas normal, que ces chaussures ne sont pas faites pour moi, qu'on est tous différents. On me reprend les NB et on m'en conseille d'autres, échangée, juste pour le prix de la différence. Je suis quand même sur le cul. Je ne m'attendais pas à un tel service.
Je choisis des Asics, qui sont de plus en Gore-tex, je vais pouvoir courir dans les flaques. Malheureusement, ils n'en ont plus en noir. Je n'ai pas envie de revenir une troisième fois, alors tant pis, je les prends en gris clair. Si elles changent de teinte plus tard, tant pis. Autre avantage : contrairement aux NB qui avaient une grosse semelle intérieure thermoformée, celles-ci ont une semelle intérieure plate et aisément interchangeable. Mais surtout, pas de couture intérieure.
Par contre, moi qui fais du 41, je suis une fois de plus surpris de devoir prendre du 43 1/2 ! Il faudrait que les fabricants revoient légèrement leurs standards...
Le lendemain, je ne trouve pas le courage de courir le dimanche matin, je pars à 17h, presque à la tombée de la nuit. Mais quel bonheur, j'ai l'impression d'être dans des chaussons. Du coup, je ne sais pas si c'est l'horaire qui me va mieux ou les chaussures neuves, mais je boucle mes 7 bornes sans m'arrêter et avec l'impression d'en avoir encore sous la semelle à l'arrivée. Dommage qu'il fasse nuit et froid.
Ce matin, je suis reparti, mais je n'ai pas eu autant la patate que la semaine dernière. Je devrais essayer de recommencer dans l'après-midi. Peut-être est-ce parce que la digestion est passée ? En tous cas, j'arrive tout de même à boucler mes 7 bornes, même si je fais une pause à mi-chemin et même si je marche un peu pendant une centaine de mètres. D'ailleurs, à chaque fois que je m'arrête, je constate toujours que c'est un problème de déconcentration. Quand, avec la musique dans les oreilles, je cours en rythme, que je ne pense qu'à ça, ou que je me plonge dans la contemplation de la Nature environnante, j'ai presque l'impression de voler et je cours sans m'en rendre compte. Bon, il faut que je me méfie, la dernière fois que j'ai eu l'impression de voler, j'ai eu un atterrissage difficile. Mais quand je me laisse distraire par un élément extérieur ou par des pensées parasites, je m'arrête d'un coup malgré moi.
Comme cette fois-ci, quand, à mi-chemin, en passant devant le lycée, j'ai vu des joueurs de pétanques qui étaient... des garçons de 14/18 ans à cheveux longs, blousons de cuir et t-shirts hard-rock... Comme quoi, il faut arrêter les clichés !



Commentaires
1. Le jeudi 24 janvier 2008 à 10:02, par André Sterpin
2. Le mercredi 30 janvier 2008 à 16:43, par Cédric
Toi aussi tu peux devenir une vedette