Dur dur de se lever ce matin.

Ce week-end a été magnifique avec balade en forêt sous le soleil.

Ce matin, je prends comme d'hab le train en lisant le dernier bouquin de Boulet que je viens d'acheter et je me marre tout seul comme un con. Une vague angoisse m'étreint (de banlieue) pourtant, indéfinissable.

J'arrive à St-Laze et me dirige vers ma station de Vélib. Merde, j'ai oublié mon Navigo ! Je savais qu'il y avait un truc.

Obligé de prendre le métro. Je retraverse la gare dans sa grande longueur et m'engouffre sous le dôme de l'entrée de métro, descend chercher un ticket. Bien sûr, je n'ai pas de monnaie. Leur automate ne permet pas de regrouper deux achats. Je prends un ticket pour le retour ce soir, je pourrai le payer en CB et ça fera ticket de métro pour l'aller. D'ici ce soir, j'aurai fait de la monnaie pour prendre un seul ticket de métro. Oui, je ne resquille pas, moi. Je sais pas faire.

Bon, je vais sur le quai. Ô joie ! C'est bondé, j'adore. Ca doit faire plusieurs mois que je ne suis pas redescendu dans le métro, mais je constate que rien ne change. J'ai un gros sac à dos, que je prends soin de poser à mes pieds pour ne pas éborgner les autres passagers serrés comme des sardines. Le crétin à côté de moi s'en fout et garde sur son dos son sac agrémenté d'un énorme pied de photo dont la poignée me rentre dans les côtes. Heureusement, je n'ai que deux stations avant de descendre.

La station est en travaux et je ne reconnais plus rien. Où est passé le couloir pour la correspondance ? Ah, voilà. Super, c'est tout aussi bondé. je réussis quand même à rentrer dedans.

Deux stations suivantes, je suis arrivé, je redescends et je sors à l'air libre. Le bon air pollué des rues parisiennes vaut encore mieux que l'air vicié à l'odeur de dessous de bras du métro. Et dire qu'il va falloir recommencer ce soir...

Ouais une journée sur les brevets à corriger, rien de tel pour avoir envie de sortir en avance : je suis dehors à 18h05 ! Youhou !*

Je vais au guichet demander un billet, mais non, on me montre dédaigneusement du doigt l'automate. Les employés de la RTP ne font plus de vente, seulement du renseignement. Pour acheter, il faut s'adresser à un robot, maintenant. Plus de contact humain, triste.

Pour voir, je déclenche le chrono au départ du métro. Arrivé sur les quais, je vois mon train s'en aller. Le signal rouge clignote et des gens courent comme des dingues pour le choper quand même. Pourtant, il aurait dû partir depuis 5 minutes. Interrogé, le chef de quai me dit qu'il y a 5 minutes, une dame a couru pour rattraper le train qui allait partir et son sac s'est coincé dans les portes. Du coup, elle a couru pour ne pas le lâcher et est tombée. Ce n'était pas grave, mais le train a pris un peu de retard. Le prochain est dans un quart d'heure, ça ne vaut vraiment pas le coup de se faire mal pour ça, c'est vraiment n'importe quoi.

Voilà, demain, je prends mon passe Navigo et je remonte sur un Vélib. Et je vous raconte mes aventures vélibesques.