Ils sont suivis de 5 ou 6 contrôleurs et d'encore un ou deux vigiles.

Tous traversent le wagon, ouvrent la porte de communication et disparaissent dans le wagon suivant.

Bon, je remets le nez dans mon bouquin passionnant (en ce moment, je lis HP Lovecraft et ça me fait plus marrer que frissonner).

Au bout de 3-4 pages, la porte se rouvre et un contrôleur refait son entrée. Cette fois, il annonce "Messieurs-dames, bonjour !" Ah, ça y est, c'est le signal. on sort les Navigo.

Ses collègues rentrent aussi et se répartissent dans le wagon, suivis des Suge (c'est comme ça qu'on les appelle, à ski paraît).

Puis le dernier policier rentre, et non des moindres. C'est le genre de type qui ne peut pas passer de front par la porte, il faut qu'il se mette de profil et se baisse pour rentrer. Il a tout l'attirail, le bâton (tonfa), les menottes, le flingue, la grosse ceinture avec 50 pochettes et les muscles qui gonflent le t-shirt. Derrière lui, le contrôleur qui ferme la marche disparaît complètement, d'autant qu'il fait à peu près la moitié de sa hauteur, sa largeur et son poids.

J'attends mon tour, le nez dans les invocations à Yog-Sottoth, quand soudain, retentit une voix de stentor : "Je t'aime très fort !".

C'est le policier.

Interloqués, tout le monde lève les yeux et se retourne pour voir à qui cette déclaration était adressée.

En fait, il parlait au téléphone...

Ben quoi, même les grosses brutes peuvent être amoureuses.